Grossesse exclusive

En 2015, j’ai vu les dindes se succéder autour de mois (8 naissances dans la famille quand même !) et j’ai prié pour qu’elles se soient toutes passé le mot pour tomber enceinte et accoucher la même année et que quand viendrait mon tour je serai la seule à être enceinte. Mes cousines et celles du Crapaud en âge de procréer sont donc soit maman depuis peu et ne rempileront pas tout de suite, soit sous étroite surveillance pour celles que je soupçonne.

C’est mon côté égoïste. C’est mon moment, ne venez pas me le voler. Je veux être la seule à pavaner en gros bidon (ou plutôt mini-bidon mais haut ultra-moulant) pendant les repas de famille et qu’on ne prenne des nouvelles que de moi. Oui, parfaitement. J’estime avoir attendu assez longtemps pour avoir le droit à l’exclusivité.

Mais les dindes sont incontrôlables que voulez-vous, je dois partager mon heure de gloire. Une cousine du Crapaud (un peu moins proche celle-là) (oui, le Crapaud à beaucoup de cousines, beaucoup trop en fait !) est aussi enceinte. Elle attend un bébé pour le mois de Mai, bien trop proche de ma DPA tout ça ! Mais elle a trois problèmes : c’est son deuxième (du coup la famille s’en fiche un peu, sont sympa hein ?!), ce n’est pas un mâle et elle ne porte pas le nom à perpétrer. Moi, je porte l’héritage du nom, on me doit le respect. Du moins de la part de la grand-mère du Crapaud qui commençait à désespérer que son nom (ou plutôt celui de son mari) soit perdu. J’en reviens pas qu’en 2016 on puisse toujours penser en termes de patronyme…

Cette dinde là, elle ne m’embête donc pas trop. J’ai aussi une connaissance qui vient de chanter sa grossesse sur Facebook mais je ne la vois presque jamais. Et sa grossesse culcul-pompon me permet de bitcher un peu, ça occupe.

Celle qui m’embête le plus est bien plus proche de moi, bien trop proche et aura sans doute des répercussions. Je n’ai rien contre le fait qu’elle soit enceinte, c’est une question de timing.

Ma collègue-multi est enceinte. Elle doit accoucher en Août (et oui on le sait déjà, le genre de truc qui m’énerve) et donc prendre son congé maternité au moment où je devrais revenir. Mais moi, je ne voulais pas reprendre en Juillet alors que l’Héritier aurait à peine plus de 2 mois. Dans un monde idéal j’aurais placé la totalité de mes vacances restantes et de mes RTT durant l’été pour ne reprendre que… le 1er Septembre ! La direction a donc la parfaite excuse pour me refuser mes congés et ça, ça me mes les nerfs en pelotes. Je ne m’imagine pas une seule seconde laisser mon tout petit si tôt, et ça me rend triste d’avance…

Mon seul espoir c’est qu’elle attende un peu pour faire sa déclaration officielle au grand chef et que mes vacances aient eu le temps d’être validées entre temps. Mais je n’y crois qu’à moitié…

Partager ce moment avec elle, pourquoi pas. Ça nous fait un bon sujet de discussion, d’échange de bons tuyaux et de réconfort. Mais vraiment, si je dois reprendre le 8 Juillet je ne vois pas comment je pourrais bien le vivre. C’est beaucoup trop court le congé maternité, je compte émigrer un Suède pour la prochaine grossesse !!