Mon bébé d’occasion

Je déteste le gaspillage, et j’ai beaucoup de mal à jeter quelque chose si je sais que ça peut encore servir, même si moi je n’en veux plus pour une raison ou pour une autre. J’essaye donc le plus souvent de vendre ou de donner sur un des sites de petites annonces qui pullulent sur le net. Je ne jette qu’en dernier recours.

Pour les achats j’ai souvent le reflexe de regarder si ce que je veux est disponible d’occasion, mais je ne le fait pas systématiquement non plus. J’y pense facilement pour les bouquins ou les articles de sport, moins pour l’électroménager et le reste.

Là, pour l’Héritier, l’occasion pour tous les articles de puériculture nous a paru une évidence. J’avais commencé par me dire qu’on ne prendrait que du « dur », pas de textiles, et puis finalement je me suis laissée tentée. Tout ce que nous avons pu trouvé qui correspondait à nos exigences, nous l’avons pris d’occasion.

J’ai commencé par une jolie gigoteuse de marque que je n’aurais jamais achetée neuve vu le prix, puis une deuxième, et un cheval à bascule juste trop beau pour que je ne craque pas. J’ai acheté le « gros » un peu plus tard : baignoire, sac à langer, poussette trio complète (avec ombrelle, base pour le cosy, habillage pluie, etc.) et parc.

 Et puis finalement, je me suis laissée tentée par l’occasion pour les vêtements aussi et je ne regrette rien. Les habits des petits sont de toute façon portés si peu de temps qu’il y a peu de chance d’avoir de mauvaises surprises. Il n’y a que la chambre que nous avons prise entièrement neuve, mais nous l’avons choisie chez le grand Suédois et un des éléments était soldé car il avait un petit défaut. Au total, à peine 300€ pour la chambre complète avec lit, commode à langer et matelas… on est bien loin des tarifs exorbitants des chambres vendues dans les magasins de puériculture!

 Entre le Bon Coin et les dépôts-ventes, l’occasion nous a permis d’économiser plus de 900€, en ne prenant en compte que les objets de puériculture, tout en achetant les produits qu’on avait choisis sans faire de concessions dues aux prix. On n’a pu ainsi se faire plaisir en prenant des marques, des produits qui pourraient paraitre un peu gadget (ma micro salle de bain me remerciera pour la baignoire pliable j’en suis sure) et des choses dont on se serait peut-être passé autrement.

Nous avons donc choisis de faire des économies pour l’arrivée de notre petit Héritier. Non pas que nous soyons dans le rouge tous les mois, ou particulièrement pingres, mais ça nous semblait évident de ne pas dépenser des sommes faramineuses pour une durée d’utilisation du matériel si courte.

On nous a alors dit que ce n’était pas « normal » (comme quoi on est systématiquement jugé sur tout…) et que pour un premier il était commun de vouloir du neuf. Et bien nous n’avons ressentis ce « besoin » de neuf à aucun moment. Il faut dire que l’intégralité de la chambre de l’Héritier est neuve, puisque cette pièce n’existait pas il y a quelques mois. A ceux qui ne comprennent pas nos achats d’occasion, nous avons alors répondu que nous avions déjà acheté beaucoup de neuf pour notre bébé : du placo, de la laine de verre, des velux, etc.

Et puis ce que nous n’avons pas acheté d’occasion, nous l’avons fabriqué. Pas forcément pour faire des économies cette fois, mais plutôt pour « marquer » l’espace de notre patte et de celles des membres de la famille. J’ai fabriqué le mobile et les déco murales, ma maman à confectionné les rideaux et les panières de la table à langer, ma sœur à brodé une toise et un tableau pour la chambre, le Crapaud a fabriqué des étagères sur mesure pour nous éviter l’achat d’une armoire. Au final, le choix des affaires de l’Héritier nous ressemble, même si ce n’est pas de la première main. Et nous sommes aussi assez fiers de notre « geste » dans cette société consumériste, ça nous semble une belle valeur à transmettre à un enfant que les choses n’ont pas besoin d’être neuves ou chères pour qu’elles nous soient utiles.